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  • 01/02/2012
    Tous joueurs ?

    Le jeu vidéo n’est désormais plus l’apanage de l’adolescent boutonneux ou du passionné d’informatique, passant des heures derrière sa console ou son écran d’ordinateur. Aujourd’hui très grand public, il a vu sa pratique largement se développer, amenant une population toujours plus nombreuse et variée à s’engager sur un large éventail d’expériences, tirant parti des nombreux supports de diffusion qui peuplent notre quotidien : ordinateurs, tablettes, consoles, téléphones mobiles… Les évolutions technologiques ont contribué à rendre le jeu vidéo mainstream. Notre rapport au jeu vidéo change. Découvrez bientôt celui de la communauté de la Plaine Images : l’Imaginarium Society.

    A quoi jouons-nous ?

    Les jeux sur console comme les jeux sur ordinateur demeurent fortement présents. Il s’agit de blockbusters aux budgets très élevés, au gameplay et au gamedesign très développés. La qualité des graphismes s’améliore. Ils sont de plus en plus expressifs.

    Mais, le jeu vidéo n’est plus cantonné aux consoles de salon. Grâce aux nouveaux supports et aux nouvelles plateformes de téléchargement, le jeu vidéo est accessible partout et représente la première utilisation sur tablettes et sur smartphones (les applications les plus téléchargées sont des jeux !).

    Demain, ces nouveaux terminaux (TV connectées, tablettes, smartphones, box internet, PC…) auront largement dépassés les consoles en termes de nombre de joueurs. C’est l’ère de la dématérialisation ! 73% des joueurs français jouent déjà en ligne. En France, 5,7 millions de joueurs jouent sur Internet en payant des jeux vidéo et 12,8 millions jouent sur téléphone mobile.

    Cette tendance à la dématérialisation est déjà en marche : Angry Birds a été téléchargé 350 millions de fois en 3 ans alors que 30 millions d’exemplaires de Mario ont été vendus en 30 ans.

    Les usages évoluent, les jeux aussi. Les jeux sociaux et les jeux sur mobile connaissent en effet une croissance constante. Ces petits jeux créatifs s’arrachent sur l’Appstore et autres plateformes de téléchargements. Le jeu vidéo est massivement présent sur mobile et sur les réseaux sociaux. Sim’s social  regroupe plus de 27 millions d’utilisateurs actifs sur Facebook depuis sa sortie vers septembre 2011.

    Le jeu vidéo possède de multiples visages et désormais, nous jouons bientôt tous : seuls, à quelques-uns ou à plusieurs millions.

    Nous sommes tous des joueurs

    Nous jouons certes pour nous divertir, pour gagner ou pour socialiser, mais également pour apprendre, pour s’entraîner et même… pour rendre le monde meilleur (idée soutenue et développée par la game designer Jane McGonigal).

    Hier, et encore en partie aujourd’hui, le joueur type était un adolescent, de sexe masculin. Les jeux vidéo renvoyaient à un univers d’initiés et de passionnés, un monde perméable, fermé sur lui-même. Désormais, le jeu vidéo est un divertissement de masse. Il a franchi les frontières dans lesquelles il était cantonné.

    En 2010, selon une étude de l’institut GfK, 4 Français sur 5 jouaient aux jeux vidéo ! Et les profils des joueurs sont de plus en plus variés. Hommes et femmes jouent aux jeux vidéo, de 3 à 99 ans.

    63 % des Français de 10 ans ou plus ont en effet joué aux jeux vidéo. L’âge moyen du joueur français est de 35 ans et ne cesse d’augmenter. Seulement 16,5% des joueurs ont moins de 18 ans. Quelle mère présente sur Facebook n’a pas joué à Farmville ?! En effet, le joueur français est désormais… une joueuse ! Les femmes représentent 52% des joueurs français. Et 54% des parents jouent avec leurs enfants.

    Nous jouons seuls.

    Nous jouons en réseau, nous créons de véritables communautés.

    Nous jouons en famille, nous créons du lien intergénérationnel.

    Nous jouons entre amis.

    L’Imaginarium Society

    L’ouverture, le 16 février, de l’Imaginarium, nouveau bâtiment de la Plaine Images sera l’occasion de montrer la diversité de cette communauté des joueurs. En effet, un projet éditorial autour du jeu vidéo a vu la réalisation de portraits de joueurs : portraits photos et interview autour des pratiques vidéo-ludiques. Entrepreneurs, salariés, chercheurs, réseaux associatifs, riverains ou « simples » joueurs : de tous âges, ils confessent leurs habitudes, leurs préférences. Cette communauté, baptisée l’Imaginarium Society, est bien diverse, comme l’indique les statistiques officielles. Et l’on constate que la multiplication des écrans multiplie les types de pratiques. Tous joueurs ? Pas encore. Mais le jeu vidéo est bel et bien un loisir pour beaucoup, une profession pour certains : un secteur économique qui, petit à petit, irrigue la société.

    Source des chiffres : SNJV et GFK

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