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  • 22/09/2014
    E-LEARNING ET TRANSFORMATIONS DES METHODES TRADITIONNELLES D’APPRENTISSAGE

    Le e-learning est un ensemble de solutions et de moyens qui permettent l’apprentissage à distance, grâce à des ressources pédagogiques électroniques. Le développement de ce modèle d’apprentissage en ligne remonte au début des années 1990. Aujourd’hui, avec la révolution du numérique et les transformations des méthodes traditionnelles d’apprentissage, l’éducation en ligne gagne de plus en plus de place. Selon des chiffres cités par BFM Business, le marché de l’éducation en ligne représente 7% du marché de l’éducation, avec un potentiel de estimé à 20% d’ici 2020. Une progression qui se traduit par l’émergence de nouveaux modèles  de formation comme moyens pour accéder à la connaissance. C’est le cas des Serious Game et des MOOCs (Massive online open courses).

    L’arrivée du numérique et le développement d’outils appropriés sont des vecteurs des transformations actuelles des systèmes de formation et d’apprentissage. Ces transformations contribuent à développer le marché de l’éducation, dont le potentiel au niveau mondial est évalué à près de 4 200 milliards de dollars.

    L’usage des Serious Game dans les méthodes actuelles de formation

    Les serious game ou jeux sérieux en français, sont des programmes pédagogiques qui utilisent des mécanismes et technologies initialement dédiées aux jeux vidéo. Leur particularité réside dans le caractère ludique qu’ils confèrent à l’apprentissage. Les résultats de l’enquête 2013 de Cegos sur la formation professionnelle en Europe, permettent de comprendre l’évolution des serious game et l’intérêt qu’ils suscitent dans l’optimisation de la formation professionnelle.

    Pour Christelle Chappaz, Directrice de la pédagogie et des formations métiers à l’institut de formation du groupe Crédit Agricole, il y a aujourd’hui un intérêt à utiliser le jeu dans le processus de formation. La pédagogie ludique est en effet omniprésente dans les formations et son choix doit correspondre à des objectifs précis. De nombreux pédagogues y trouvent même dans le jeu, un outil important capable de concrétiser différents principes pédagogiques de formation. Le jeu sérieux étant en effet, construit sur des situations réelles qui facilitent aussi bien les prises de risques que l’expérimentation sans stress, tout en permettant de prendre du recul face à une situation professionnelle. L’objectif de ce type de formation est de renforcer l’efficacité de l’apprentissage et de le rendre plus attractif.

    Même si les serious games permettent aujourd’hui de lever un certains nombres de barrières à l’apprentissage, ils se heurtent à différentes problématiques, notamment les questions liées au tutorat et l’apprentissage collectif par le jeu.

     L’importance des MOOCs dans l’éducation d’aujourd’hui et demain

    Les CLOMs (Cours en ligne ouverts et massifs) plus connus sous l’acronyme MOOCs sont des programmes d’apprentissage en ligne ouverts à un public large. Nés aux Etats-Unis, les MOOCs ont débarqué en France deux ans après leur succès outre atlantique. Souvent considérés dans le monde de l’enseignement comme un moyen d’innover, ces programmes continuent de se développer et deviennent une vitrine pour la promotion des établissements qui les proposent. En France c’est le cas notamment pour l’école Centrale de Lille, l’institut Mines-Télécoms, Polytechnique, les universités de Bordeaux III, Montpellier II, Paris X et Paris II.

    La révolution du numérique a conduit à de nombreux changements dans le domaine de l’apprentissage. Elle a permis de passer de la passivité à l’activité avec une dimension plus horizontale dans les échanges.  Sur le plan académique, les experts estiment que si les étudiants internationaux peuvent bénéficier de diplômes à travers les Moocs, ils utilisent les cours pour enrichir leurs connaissances. Les MOOCs, sont certes une tendance de fond actuelle, mais ils restent au cœur de nombreux débats sur les modèles économiques et de production.

    Pour faire évoluer le débat sur le futur de l’éducation supérieure, l’étude de Zogby Analytics réalisée dans 21 pays et 37 institutions auprès de plus de 20.800 étudiants donne une idée des comportements des étudiants au niveau international.

    Le modèle éducatif de demain : vers une cohabitation des systèmes ?
    Pour les adeptes et les créateurs de MOOCs, la gratuité des cours ouverts à toutes les personnes qui disposent d’une connexion Internet a un bel avenir. Si la pédagogie de l’enseignement repose sur l’utilisation de ressources éducatives libres dans tous secteurs confondus et sur l’effet de masse, l’enseignement supérieur n’a rien à craindre de l’arrivée des MOOCs. D’après une étude relayée par Harvard Business Review, les MOOCs concernent surtout des publics extérieurs à ceux traditionnels des écoles de commerce. D’après les résultats de l’étude de la Wharton School auprès de 875 000 étudiants, 78% des inscrits proviennent de l’extérieur des Etats-Unis. L’université du futur sera sans doute le résultat d’une cohabitation du système éducatif actuel et de la formation en ligne. Les MOOCs n’ont pas d’avenir seul. Le modèle classique de base n’est pas viable à terme. En effet, on voit apparaître des MOOCs fermés, en totalité ou en partie, dont les ressources et les espaces d’interaction sont accessibles seulement à des apprenants sélectionnés. Ce qui dénature le MOOC d’origine mais correspond à une véritable demande.

    Quelles opportunités et défis dans l’enseignement de demain ?

    A l’avenir, prendre son repas en classe, se téléporter dans un cours à l’exemple de Classcraft, aménager ses horaires de travail ou encore adapter son parcours et sa durée de formation dans le temps, seront autant d’avantages qu’offriront les serious games et les MOOCs. Ces avantages sont liés au nouveau modèle de formation induit par les flexibilités du e-learning, comme la disponibilité des ressources pédagogiques au format numérique, l’accès à des bibliothèques virtuelles, la mobilité géographique et professionnelle des ressources. Dans une économie numérique où, à l’avenir, les étudiants vont se focaliser sur des compétences et ou chacun pourra piocher dans diverses institutions pour se constituer un portfolio, les enjeux de demain concerneront sans doute l’harmonisation en ligne des contenus de formation, une plus grande flexibilité des universités à s’adapter aux besoins des étudiants et de manière plus générale à la demande de formation. Au regard du volume d’informations disponible sur Internet, l’étude de Zogby Analytics sur le futur de l’université donne une tendance sur les comportements des étudiants. A l’avenir, les étudiants n’envisagent plus de payer des prix élevés pour des manuels. Ils sont 68% à penser que l’accès aux bibliothèques virtuelles des universités sera libre.

    Article de Diane Bella Messanga

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