Un événement à partager, une question.

 

  • 03/06/2013
    ça s’est passé chez nous: Rencontre « Studio de jeu cherche développeur »

    La journée Plaine Emplois du 30 mai fut l’occasion de provoquer une rencontre entre étudiants ou diplômés en informatique et studios de jeu vidéo.

    Le but de cette rencontre était d’offrir une présentation des opportunités professionnelles pour les cracs en informatique dans le secteur des jeux vidéo, ainsi que d’échanger sur la place du développeur dans un studio de jeu vidéo. Pour échanger avec nous, Yoann Sarels, co-fondateur et CEO de Vertical et Arnaud Berg, directeur technique de 3Dduo. Des étudiants de Télécom Lille 1, des Formations en Informatique de Lille 1 ou encore d’Epitech ont répondu présents avec enthousiasme, comme certains professionnels et même quelques curieux ont porté une oreille attentive à ces échanges en mode informel.

    Le secteur du jeu vidéo est en plein développement. C’est le secteur le plus dynamique des industries créatives, avec de nouveaux modèles à éprouver, à créer, à penser… Comme le dit Arnaud : « Quand on pense au monde du jeu vidéo, on pense au grosse boite comme Ubisoft. Mais les opportunités d’emploi se situent aussi parmi les TPE et les PME » C’est le cas de Vertical qui, avec une équipe de quatre, ont décidé de se consacrer au développement de jeux mobile.

    Mais il s’agit surtout d’un métier de passionnés ! Il est connu que les salaires sont inférieurs dans le secteur du jeu vidéo que dans les SSII. Par exemple, la fourchette salariale des développeurs de jeu vidéo se situe entre 27K€ et 30K€ par an (D’après l’enquête du SNJV de 2012). Mais le développement d’un jeu vidéo est une création. Cette création passe par une idée, un concept, par l’expérience et par le travail d’équipe. Si le développeur doit être capable d’autonomie sur certaines sensibilités, tel que l’ergonomie, comme le dit Yoann : « Un développeur n’est jamais seul. »

    Il ne faut pas forcément de formation spécialisée en jeu vidéo pour devenir développeur au sein d’un studio, mais il faut un bagage technique très solide et de l’envie. Souvent les studios ont de vraies difficultés à trouver des personnes ayant de bonnes compétences techniques. Nos deux participants se sont rejoints sur un atout majeur : l’importance des projets personnels. « On ne demande pas un jeu abouti, ou designé. Mais avoir quelques lignes de code pour illustrer une idée est fortement apprécié. C’est presque un pré-requis d’ailleurs. » nous a expliqué Yoann. Et à Arnaud de compléter : « Les développeurs qui veulent travailler dans un studio, ils le veulent souvent par passion. Et c’est difficile d’avoir un candidat qui nous dit être passionné mais n’a jamais essayé de bidouiller un peu. Il ne faut pas grand-chose, mais montrer l’envie et l’intention avec quelques mécanismes de jeu ou autre chose… »

    Les compétences techniques qui sont demandés au développeur dépendent du type de production. Par exemple, certains  vont plus s’orienter sur du HTML5 ou sur la manipulation du moteur Unity. Mais les changements d’outils sont rapides ce qui demande une réactivité de la part des studios et une faculté à s’adapter de la part des développeurs. D’après Yoann : « quelque soit le langage, les mécanismes se retrouvent. »

    Beaucoup d’opportunités s’offrent aux étudiants dans ce secteur, et les boites sont très ouvertes à la formation de stagiaire. C’est un secteur qui se structure et qui est très riche en possibilités. Pour reprendre les termes de Yoann : « Produire un jeu, c’est un pari. Mais les studios sont des endroits où les compétences des développeurs sont valorisées. C’est un monde un peu à part, et le fruit d’un vrai travail d’équipe entre game designer, graphiste et autres métiers. C’est une création centrée sur le joueur, sur l’expérience du jeu et sur le plaisir du jeu. »

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